Quel diplôme faut-il pour exercer le métier de chauffeur VTC ?

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Quel diplôme faut-il pour exercer le métier de chauffeur VTC ?

Devenir chauffeur VTC en 2025 ne s’improvise pas entre deux courses Deliveroo. Même si aucun diplôme scolaire n’est exigé, la profession obéit à un cadre réglementaire rigoureux. Voici, étape par étape, tout ce qu’il faut savoir pour accéder au volant… légalement.

Pas de diplôme, mais un examen professionnel

Il n’est pas nécessaire d’avoir le bac ou un BTS pour exercer en tant que chauffeur VTC. Mais attention, un simple permis ne suffit pas.

L’examen VTC est obligatoire. Organisé par la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, il se compose de deux volets :

  • Une épreuve théorique : QCM sur la réglementation des transports, la sécurité routière, la gestion d’entreprise, la compréhension du français et de l’anglais professionnel.
  • Une épreuve pratique : conduite avec un examinateur, gestion du stress, service client, application du code de la route en conditions professionnelles.

Il est possible de se présenter en candidat libre. Mais une formation préparatoire (environ 70 heures) est vivement recommandée si vous n’avez jamais approché une fiche de paie artisanale.

Avant l’examen, des conditions à valider

Vous devez cocher plusieurs cases pour pouvoir vous présenter à l’examen :

  • Avoir au moins 3 ans de permis B (2 ans en cas de conduite accompagnée).
  • Présenter un casier judiciaire vierge, au moins sur le bulletin n°2.
  • Disposer d’une aptitude médicale, délivrée par un médecin agréé.
  • Être majeur et en situation régulière.

Une fois l’examen réussi, vous pourrez demander votre carte professionnelle VTC à la préfecture. Elle est valable 5 ans, renouvelable après 14 heures de formation continue.

Inscription, assurance et véhicule : l’appel d’air administratif

Inscription au registre VTC

C’est l’équivalent du “fichier central”. Vous devez impérativement vous inscrire sur le Registre des Exploitants de Voiture de Transport avec Chauffeur, géré par le ministère des Transports. Sans ce sésame, aucune activité légale n’est possible.

Assurance responsabilité civile professionnelle

Pas de négociation possible. Tout chauffeur VTC doit souscrire une assurance RC Pro spécifique au transport de personnes à titre onéreux. Elle couvre les dommages causés aux clients ou aux tiers pendant une course.

Un simple contrat de RC Pro classique, une assurance auto ou multirisque ne suffisent pas. Il faut que le contrat mentionne explicitement l’activité de VTC.

Le véhicule : pas au-delà de 6 ans (sauf électrique et hyrbide)

Tous les véhicules ne peuvent pas être utilisés comme VTC. Ils doivent respecter des critères précis, définis par l’arrêté du 26 mars 2015 (modifié).

Voici les conditions obligatoires :

  • 4 portes minimum.
  • 5 places assises, chauffeur inclus.
  • Moins de 6 ans (sauf pour les véhicules hybrides ou électriques, tolérés jusqu’à 7 ans).
  • Puissance nette supérieure à 84 kW (soit 115 chevaux).
  • Confort intérieur et propreté irréprochable.
  • Vignette rouge VTC à l’avant et à l’arrière.

Les SUV et berlines compactes récentes sont souvent privilégiés, mais attention aux modèles trop anciens ou trop basiques.

Le respect de la réglementation en opération

Un chauffeur VTC ne peut pas :

  • Stationner sur la voie publique pour attendre un client (sauf si une réservation a été effectuée).
  • Être hélé dans la rue comme un taxi.
  • Utiliser des voies réservées aux taxis.

Toute infraction est passible de sanctions administratives et pénales, allant de l’amende à l’interdiction d’exercer.

Les plateformes comme Uber, Bolt, Heetch ou Free Now peuvent suspendre votre compte en cas de non-conformité, même temporaire.

Formation continue tous les 5 ans

La carte professionnelle a une durée de validité de 5 ans. Pour la renouveler, vous devez suivre une formation de 14 heures, validée par un centre agréé.

Cette session couvre les évolutions réglementaires, les bonnes pratiques de conduite professionnelle et les rappels sur la sécurité des passagers.

Un manquement à cette obligation bloque le renouvellement de votre carte, ce qui équivaut à une interdiction temporaire d’exercice.

Ce qu’il faut retenir pour devenir VTC

  • Aucun diplôme requis, mais un examen obligatoire à réussir.
  • Carte professionnelle VTC délivrée par la préfecture, valable 5 ans.
  • Assurance RC Pro et véhicule conforme exigés.
  • Interdiction de prendre des clients sans réservation.
  • Inscription au registre VTC obligatoire.
  • Formation continue tous les 5 ans.

Crédit photo : © Freepik

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