Attention aux arnaques : ces fausses assurances ciblent absoluement tout le monde en 2025 mais on peut les détecter

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Attention aux arnaques : ces fausses assurances ciblent absoluement tout le monde en 2025 mais on peut les détecter

Vous lancez votre micro-entreprise et vous pensez avoir trouvé une bonne affaire pour votre assurance pro ? Gare aux pièges : ces offres « trop belles » qui circulent en 2025 peuvent vous coûter bien plus cher que la prime annoncée.

Une fausse assurance c’est quoi ?

Une fausse assurance professionnelle, c’est un faux contrat ou une attestation sans valeur, vendue par un site frauduleux ou un courtier non inscrit à l’Orias. Certains vont même jusqu’à usurper le nom et le numéro d’agrément d’un assureur bien réel pour vous appâter.

Les méthodes préférées des escrocs ? Reprendre logos et couleurs d’assureurs connus sur des sites miroirs, vendre des polices qui n’existent pas, falsifier des attestations, envoyer des mails ou SMS de « mise en demeure » pour forcer un paiement, ou prélever des abonnements mensuels pour un contrat fantôme.

Attention à ne pas confondre arnaque et cyberattaque. Dans le cas d’une arnaque, vous êtes directement trompé par un faux organisme qui mens sur ce qu’il vend.

Qui est visé en France ?

Les auto-entrepreneurs, artisans, freelances, consultants et e-commerçants sont en première ligne. En 2025, on compte 2,5 millions de micro-entrepreneurs en France. Leur besoin de RC Pro rapide les rend vulnérables, tout comme les artisans du BTP qui ont besoin d’attestations pour leurs chantiers.

La preuve ? Entre 2024 et début 2025, l’ACPR a inscrit 517 nouvelles entités frauduleuses sur sa liste noire, portant le total à 1 807 sites ou entités frauduleuses recensés.

Ce que dit et fait la loi en 2025

Le Code des assurances impose une RC Pro pour certaines activités réglementées. Une fausse assurance, c’est non seulement une absence de couverture, mais aussi un risque pénal pour fausse déclaration (article L113-8).

Depuis 2021, le démarchage téléphonique est encadré par la réforme du courtage. L’ACPR et la DGCCRF surveillent ces pratiques et publient des mises en garde régulières. Mais sans vérification de votre part, le risque d’acheter une fausse assurance reste élevé.

Comment reconnaître une arnaque ?

Quelques signaux d’alerte suffisent à lever le doute :

  • Prix anormalement bas, comme une RC Pro BTP à 60 €/an.
  • Numéro Orias manquant ou incohérent.
  • Site sans mentions légales ou hébergé à l’étranger.
  • Pression pour payer immédiatement ou partager un code par téléphone.
  • IBAN hors zone SEPA ou au nom d’une personne physique.
  • Attestation PDF sans QR code vérifiable auprès de l’assureur.

Ces signaux doivent vous inciter à vérifier le numéro Orias sur orias.fr et à contacter directement l’assureur mentionné.

Les risques pour votre activité

En cas de sinistre, une fausse assurance signifie aucune indemnisation. Votre patrimoine personnel est alors engagé pour réparer le dommage.

Un artisan BTP ayant acheté une fausse décennale pour 89 € a dû régler 33 000 € de réparation après fissures sur un chantier.

Les conséquences ne s’arrêtent pas là : perte de contrats clients, amendes pour absence d’assurance obligatoire, voire suspension de votre activité.

Je suis victime d’une arnaque à l’assurance : que faire ?

  1. Commencez par bloquer les paiements auprès de votre banque.
  2. Rassemblez toutes les preuves : captures d’écran, mails, SMS.
  3. Signalez l’arnaque sur SignalConso et auprès de l’ACPR via leur formulaire en ligne.
  4. Déposez plainte auprès de la police ou de la gendarmerie.
  5. Souscrivez immédiatement une véritable assurance pro pour ne pas rester sans couverture.

Comment sécuriser votre assurance pro ?

Une seule liste pour retenir l’essentiel :

  • Vérifiez le numéro Orias et l’existence de l’assureur sur Regafi.
  • Demandez une attestation directe de l’assureur, avec un numéro vérifiable.
  • Comparez les garanties, les plafonds et les exclusions.
  • Préférez un courtier ou un assureur reconnu et vérifié.
  • Stockez vos attestations dans un espace sécurisé.
  • Mettez à jour vos contrats en cas d’évolution d’activité ou de chiffre d’affaires.

Quelques exemples récents

Une développeuse freelance a reçu un mail de « mise à jour obligatoire assurance cyber » : 1 200 € débité, récupérés partiellement après opposition bancaire.

Un graphiste a été prélevé de 19,90 € par mois pendant 6 mois suite à un démarchage téléphonique pour une fausse RC Pro, remboursé après intervention de la DGCCRF.

Ces cas montrent qu’il suffit d’un mail ou d’un appel pour se faire piéger.

Protéger votre activité, c’est aussi protéger vos clients, votre réputation et votre trésorerie. En 2025, vigilance, contrôle et comparaison restent vos meilleurs alliés contre les arnaques à la fausse assurance professionnelle.

Crédit photo : © jcomp – Freepik

Pour aller plus loin sur votre situation : consultez nos guides métiers ou comparez les acteurs du marché avec notre comparateur d’assurances professionnelles.

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