Comparatif publié le 2 octobre 2026 par la rédaction de Guide assurance pro. Offres des assureurs relevées sur leurs pages publiques le 2 octobre 2026.
Une assurance multirisque professionnelle réunit dans un même contrat la protection des locaux, du matériel et des marchandises d’une entreprise, et tout ou partie de ses responsabilités civiles. La fiche Service-Public Entreprendre vérifiée le 7 juillet 2026 la décrit comme « un contrat adaptable qui permet de choisir l’étendue des garanties ». Sur les huit pages relevées le 2 octobre 2026, trois éléments se comparent : le rattachement de chaque garantie à un socle ou à une option, les conditions d’accès publiées et la documentation contractuelle disponible.
Aucune de ces huit pages ne publie de barème de plafonds ni de franchises garantie par garantie, ce qui explique l’absence de colonne prix et de colonne plafond ci-dessous. Le comparatif publié en 2025 sur ce site garde sa valeur de référence. Cette édition s’en distingue par l’année du relevé, par un échantillon porté à huit acteurs sur un critère daté, et par la méthode : chaque différence affirmée est rattachée à un passage de la page concernée.
En bref
- Huit acteurs sont retenus sur un critère unique : une page multirisque professionnelle publique répondant HTTP 200 le 2 octobre 2026, parmi les douze acteurs de la base de ce site. Il s’agit, par ordre alphabétique, d’April, AXA, Coover, Generali, Groupama, Hiscox, MAIF et Matmut.
- Les huit pages nomment une responsabilité civile, et le rattachement diffère. Generali, Groupama, MAIF et Matmut citent la responsabilité civile exploitation parmi les garanties de leur contrat. La page Hiscox la rattache à une formule à un endroit et la renvoie à une extension à un autre. April emploie ses propres libellés. La page AXA cite une responsabilité civile sans qualificatif.
- Les conditions d’accès publiées constituent le premier filtre utile : MAIF, Groupama, April et Hiscox en publient, chacun sur un critère différent, effectif, secteur, chiffre d’affaires ou surface.
- La règle proportionnelle de capitaux de l’article L121-5 du Code des assurances réduit l’indemnité à proportion de la sous-déclaration, y compris pour un sinistre très inférieur au capital assuré. Le texte se termine par « sauf convention contraire », ce qui en fait une question à poser sur chaque devis.
- Les délais légaux d’indemnisation sont identiques quel que soit l’assureur et n’entrent pas dans la comparaison. La franchise catastrophe naturelle des biens professionnels a un minimum réglementaire, et la franchise prévue au contrat s’applique lorsqu’elle est supérieure : cette franchise contractuelle se vérifie sur chaque devis.
Sommaire
- Le périmètre : huit acteurs retenus sur un critère énoncé
- Tableau comparatif des huit pages produit relevées le 2 octobre 2026
- Les écarts de garanties traçables entre les huit pages
- Méthode pour comparer deux devis à périmètre identique
- Règle proportionnelle de capitaux et repères communs à tous les contrats
- Questions fréquentes
Le périmètre : huit acteurs retenus sur un critère énoncé
Le critère de sélection est unique : une page multirisque professionnelle publique répondant HTTP 200 le 2 octobre 2026, parmi les douze acteurs de la base du comparateur d’assurances professionnelles de ce site. Huit le remplissent : April, AXA, Coover, Generali, Groupama, Hiscox, MAIF et Matmut.
L’échantillon réunit porteurs de risque et intermédiaires, et les deux pages d’intermédiaires ne sont pas indépendantes. April indique que le produit relevé est « un produit de APRIL Partenaires », « Intermédiaire en assurance immatriculé à l’ORIAS sous le n° 07 024 083 ». La page de Coover, « Courtier en assurances professionnelles », comporte un tableau de contrats de partenaires dont les logos d’AXA, de Hiscox et d’April. Aucune statistique tirée de ces huit pages ne décrit donc le marché français.
La profondeur des pages varie de quelques centaines à plus de onze mille mots de texte visible. Ce volume mesure un choix éditorial à une date donnée. L’étendue des garanties et le niveau des plafonds figurent dans les documents contractuels. Generali précise sur sa page : « Informations non contractuelles à caractère publicitaire. »
Tableau comparatif des huit pages produit relevées le 2 octobre 2026
| Acteur et statut | Contrat et formules publiés | Responsabilités civiles nommées sur la page | Perte d’exploitation : rattachement et durée publiée | Protection juridique sur la page | Conditions d’accès publiées |
|---|---|---|---|---|---|
| April, courtier-grossiste. La page indique « un produit de APRIL Partenaires », ORIAS n° 07 024 083 | « MODULO START : sans local (ou pièce dans habitation) et statut Micro Entrepreneur » et « MODULO GLOBAL : Avec local et tout statut » | « RC Chef d’entreprise » et « RC Incendie et Dégâts des eaux ». Les libellés RC exploitation et RC professionnelle sont non précisés sur la page relevée le 2 octobre 2026 | « Pertes d’exploitation » figure dans les « Options disponibles » des deux formules. Durée non précisée sur la page relevée le 2 octobre 2026 | Le libellé protection juridique est non précisé sur la page relevée le 2 octobre 2026. Le socle comporte « Défense pénale et recours » | « Jusqu’à 1 000 000 € de CA », « Superficie du local acceptée jusqu’à 500 m2 », « Possibilité d’assurer jusqu’à 2 activités », sur un périmètre de commerçants |
| AXA, assureur généraliste | Nom de produit non précisé sur la page relevée le 2 octobre 2026. Intitulé général « Nos contrats multirisque », décliné en « Pros et petites entreprises » et « Entreprises » | « responsabilité civile » citée dans l’accroche, sans qualificatif | Non précisé sur la page relevée le 2 octobre 2026, où le terme perte est absent | Présentée comme une offre distincte, au même niveau que les contrats multirisque | Non précisé sur la page relevée le 2 octobre 2026. Segmentation par taille d’entreprise |
| Coover, courtier en ligne. La page indique « Courtier en assurances professionnelles ». Aucun contrat porté | Aucun contrat porté. La page décrit le produit multirisque professionnelle en général, puis des contrats d’assureurs partenaires | Non précisé sur la page relevée le 2 octobre 2026, Coover ne portant aucun contrat | Non précisé sur la page relevée le 2 octobre 2026, Coover ne portant aucun contrat | Non précisé sur la page relevée le 2 octobre 2026, Coover ne portant aucun contrat | Non précisé sur la page relevée le 2 octobre 2026. Publics cités : « Artisans, commerçants, professions libérales ou associations » |
| Generali, assureur généraliste | « Multirisque 100 % Pro », aussi écrit « Generali Multirisque Pro ». Formules non précisées sur la page relevée le 2 octobre 2026 | « la RC d’exploitation, la RC après livraison et la RC Pro » en garanties incluses ; RC du mandataire social et RC du voiturier en option | « Couverture des pertes d’exploitation » en garantie incluse, avec « une durée d’indemnisation pouvant aller jusqu’à 3 ans selon l’option souscrite » | « (Option) Garanties Protection Juridique », avec un « plafond maximum d’intervention » non chiffré et un volet e-réputation | Non précisé sur la page relevée le 2 octobre 2026 |
| Groupama, mutuelle | « Accomplir » ; formules « Mini », « Clé en main », « Libre » | « responsabilités civiles exploitation et professionnelle » et « responsabilité civile en cas d’atteinte à l’environnement » | Citée dans la formule « Clé en main » et dans le volet protection financière. Durée non précisée sur la page relevée le 2 octobre 2026 | « protection juridique étendue » en cas de litige avec un fournisseur, un client, un salarié ou l’administration | « Aux entreprises de moins de 20 salariés, quel que soit le secteur d’activité hormis les artisans de la construction et les professionnels de l’auto » |
| Hiscox, assureur spécialisé | « assurance Multirisque Pro Hiscox », aussi écrit « assurance Multirisque professionnelle (MRP) Hiscox ». Assurance « Pour les locaux de votre entreprise » « déclinée en 3 formules » : « L’Essentiel », « L’Équilibré », « L’Intégral ». Une note mentionne une « nouvelle offre MRP by Hiscox » | « RC Occupant » dans « L’Essentiel » ; « RC Exploitation (L’Équilibré) » et Employeur dans « L’Équilibré », ou en « extension de garantie RC Exploitation » | « Pertes financières » citée dans « L’Essentiel ». Durée renvoyée au contrat, « selon une période déterminée dans le contrat », non chiffrée sur la page relevée le 2 octobre 2026 | Formule « L’Intégral », limitée aux « litiges venant de l’usage des locaux » | Une note conditionne la « nouvelle offre MRP by Hiscox » à « des locaux ≤ 75m² et un contenu déclaré ≤ 15 000 € ». Seuil d’effectif et de chiffre d’affaires non précisés. Publics annoncés : auto-entrepreneur, TPE, PME |
| MAIF, mutuelle | « Assurance multirisque entreprise avec salariés ». Une note mentionne les « formule 2 et 3 de la garantie multirisque locaux et contenu » | « Responsabilité civile exploitation » et « Responsabilité civile professionnelle », en premier bloc de garanties | « Protection contre les pertes financières ». Durée non précisée sur la page relevée le 2 octobre 2026 | La page indique que d’autres produits sont « en cours de développement (RC dirigeant, auto, santé et prévoyance, PJ…) » | « Entreprises de 1 à 50 salariés, sous réserve d’éligibilité aux conditions d’adhésion MAIF étudiées lors du parcours de souscription » |
| Matmut, mutuelle | « Matmut Pro » ; quatre formules : Responsabilité civile, Responsabilité civile Plus Mobilité, Locaux Pro, Locaux Pro Plus Mobilité. La page indique « Sans option » | Professionnelle, Exploitation et Liée au local, cochées dans les quatre formules. La RC professionnelle est « non acquise » à une liste de professions réglementées | Cochée dans les deux formules Locaux Pro. Durée non précisée sur cette page : sa page dédiée aux pertes d’exploitation indique « pendant un an », extensible « (un an et demi, voire deux ans) par un contrat sur-mesure » | Intégrée au tableau de garanties, en quatre volets. Trois volets, suite à accident, immeuble et défense pénale, sont cochés dans les quatre formules. Le volet consommation est coché à partir de la formule Responsabilité civile Plus Mobilité | Non précisé sur la page relevée le 2 octobre 2026. Publics annoncés : « TPE, PME, auto-entrepreneur, commerçant, artisan, entrepreneur, profession libérale… » |
Relevé du 2 octobre 2026, lignes classées par ordre alphabétique, cet ordre ne portant aucun jugement. Critère de sélection : disposer d’une page multirisque professionnelle publique répondant HTTP 200 à cette date, parmi les douze acteurs de la base de ce site. Assurup et Simplis déclarent une multirisque professionnelle sans qu’une page produit dédiée ait été localisée à cette date, ce qui ne préjuge ni de l’existence ni du contenu de leur offre. MACSF et Shine ne déclarent pas de multirisque professionnelle et sortent du périmètre par définition du produit. Le statut provient de la base du comparateur de ce site, mise à jour en juin 2026, et de la page relevée pour April et Coover. La mention « non précisé » signale l’absence d’une information sur la page à cette date, et ne renseigne en rien sur l’étendue réelle du contrat. Pour Matmut, la durée d’indemnisation de la perte d’exploitation provient d’une seconde page de son site, vérifiée HTTP 200 à la même date. Seules les conditions générales et particulières du contrat font foi.
Deux colonnes manquent volontairement. Les trois seuls montants de garantie relevés portent sur des périmètres sans équivalent chez les autres : Matmut indique en note « À domicile uniquement, plafond 10 000 € maximum pour l’ensemble des biens », pour la seule couverture des marchandises endommagées par la panne d’un appareil frigorifique ; Generali publie une option de relèvement des plafonds souscrits « jusqu’à 50 % (incendie, dégât des eaux, vol) » ; Coover reprend la franchise légale catastrophe naturelle, commune à tous les contrats. Le budget est traité dans notre page sur le coût d’une multirisque commerce en 2026.
La documentation complète le tableau. Cinq des huit pages renvoient vers un document contractuel ou précontractuel : le document d’information sur le produit d’assurance chez AXA et MAIF, ce même document accompagné des dispositions générales chez April, les conditions générales du contrat Matmut Pro chez Matmut, une documentation produit à télécharger chez Generali. Les pages de Coover, Groupama et Hiscox n’en proposent pas à cette date. Ces documents portent les plafonds et les franchises absents des pages commerciales.
Les écarts de garanties traçables entre les huit pages
Les huit pages nomment une responsabilité civile, et le rattachement diffère. Generali annonce en garanties incluses « la RC d’exploitation, la RC après livraison et la RC Pro ». Groupama cite « responsabilités civiles exploitation et professionnelle », et reste le seul des huit à nommer une « responsabilité civile en cas d’atteinte à l’environnement ». MAIF place les responsabilités civiles exploitation et professionnelle dans son premier bloc de garanties. Matmut les coche, avec celle liée au local, dans ses quatre formules. April emploie des libellés propres, « RC Chef d’entreprise » et « RC Incendie et Dégâts des eaux ». La page AXA, la plus brève du panel avec quelques centaines de mots, cite une « responsabilité civile » sans la qualifier.
Sur la responsabilité civile exploitation, la page Hiscox ne tranche pas. Son bloc de garanties porte « RC Exploitation (L’Équilibré) », ce qui la rattache à une formule. Le texte du même bloc énonce qu’elle « est incluse dans les contrats Responsabilité Civile professionnelle , mais pas dans les contrats Multirisque Professionnelle » (ponctuation reproduite telle quelle) et suggère d’« ajouter à votre contrat Multirisque professionnel une extension de garantie RC Exploitation ». Notre comparatif du rattachement de la RC exploitation en 2026 détaille ce point.
L’articulation avec la responsabilité civile professionnelle demande une vérification distincte. Service-Public Entreprendre cite parmi les professions soumises « certaines professions du droit comme les avocats ou certaines professions de la santé comme les infirmiers », la décennale étant exigée de certaines professions du bâtiment, « comme le peintre en bâtiment » ; Coover ajoute que cette décennale « fait l’objet d’un contrat distinct de la multirisque professionnelle ». Un professionnel concerné vérifie que la garantie figure nommément dans le contrat, Matmut précisant que la sienne est « non acquise » à une liste de professions réglementées, dont les notaires, avocats, architectes et experts-comptables. Notre dossier sur la responsabilité civile de l’entreprise en 2026 détaille ce périmètre.
Trois autres écarts se lisent directement. Sur la durée de la perte d’exploitation, une seule des huit pages produit publie un chiffre, celle de Generali, « une durée d’indemnisation pouvant aller jusqu’à 3 ans selon l’option souscrite » ; Matmut en publie une sur sa page dédiée, « pendant un an », extensible « (un an et demi, voire deux ans) par un contrat sur-mesure ». Sur le volet cyber, Groupama nomme une « garantie Cyber Sécurité » parmi les garanties de son contrat, Hiscox décrivant un « module Cyber » venant compléter sa multirisque. Le tableau de garanties de Matmut est enfin le plus détaillé des huit.
Coover, qui ne porte aucun contrat, publie un tableau décrivant le produit multirisque en général. Il y classe en garanties comprises par défaut les locaux et biens immobiliers, les biens mobiliers et le volet catastrophes naturelles, tempête et attentats, et hors garanties par défaut la responsabilité civile professionnelle, la protection juridique et la perte d’exploitation. Cette description porte sur un produit type.
Méthode pour comparer deux devis à périmètre identique
Selon Service-Public Entreprendre, « l’assureur établit un devis précisant les garanties proposées, les exclusions, les plafonds d’indemnisation et le montant de la cotisation », à partir d’informations que la fiche énumère : « l’activité de la société », « son chiffre d’affaires », « le nombre de salariés », « les locaux ou équipements utilisés » et « les antécédents de sinistres éventuels ».
Le premier poste de divergence porte sur les capitaux déclarés. La page Hiscox décrit une méthode par valeurs de remplacement : « une valeur de reconstruction ou de remise en état » pour les locaux, pour le matériel « une estimation du coût nécessaire pour remplacer par des équipements équivalents », et pour les stocks « un niveau moyen et un niveau de pointe réalistes sur l’année ». La base d’indemnisation se demande garantie par garantie : Generali écrit que « Vous pouvez opter pour une indemnisation de vos biens en valeur à neuf jusqu’à 10 ans », soit une option assortie d’un âge maximal du bien. La franchise se compare mal en valeur faciale : la page de Coover, courtier présent dans ce comparatif, précise qu’elle « peut être en euros ou en pourcentage, plafonnée ou non », et que « les garanties vol et dégradations peuvent notamment être exclues ou conditionnées à la présence d’une alarme ou d’une serrure à deux points d’ancrage ».
La période d’indemnisation de la perte d’exploitation est le paramètre que l’assuré fixe lui-même. France Assureurs écrit qu’« Il appartient à l’entreprise de fixer la période maximale de garantie au moment de la souscription », et qu’« Il est recommandé de demander une durée de garantie de douze à dix-huit mois minimum », sans valeur de norme légale. L’assiette est la perte de marge brute, « différence entre les produits d’exploitation et les charges variables d’exploitation ».
Un contrat en cours laisse la comparaison ouverte : pour les entreprises de moins de 10 salariés et de moins de 2 millions d’euros de chiffre d’affaires ou de total de bilan, la même fiche indique que « tout contrat peut être résilié à tout moment après un an d’engagement, sans frais ni pénalités et sans que l’assuré ait à justifier sa décision », en renvoyant aux articles L113-12-1 et L113-15-2-1 du Code des assurances. La grille de questions en découle :
- Capitaux déclarés pour les locaux, le matériel et les marchandises, et base de valeur.
- Règle proportionnelle de l’article L121-5 appliquée ou écartée par convention contraire.
- Franchise en euros ou en pourcentage, plafonnée ou non, et franchise catastrophe naturelle du contrat.
- Plafond et sous-limites retenus garantie par garantie.
- Indemnisation en valeur à neuf, et ancienneté maximale admise.
- Période d’indemnisation de la perte d’exploitation, et marge brute retenue.
- Exclusions, et conditions de sécurité exigées pour le vol.
- Éligibilité au regard du chiffre d’affaires, de la surface, de l’effectif et du secteur.
Règle proportionnelle de capitaux et repères communs à tous les contrats
Déclarer des capitaux inférieurs à la valeur réelle des biens réduit l’indemnité, y compris pour un sinistre très inférieur au capital assuré. L’article L121-5 du Code des assurances dispose : « S’il résulte des estimations que la valeur de la chose assurée excède au jour du sinistre la somme garantie, l’assuré est considéré comme restant son propre assureur pour l’excédent, et supporte, en conséquence, une part proportionnelle du dommage, sauf convention contraire. »
L’indemnité égale le dommage multiplié par le rapport des capitaux garantis à la valeur réelle du bien. Dans le cas d’école publié par un cabinet d’experts d’assurés, un dommage de 30 000 € avec 50 000 € de capitaux déclarés sur 80 000 € de valeur réelle donne 18 750 € d’indemnité. La clause « sauf convention contraire » compte : la règle n’est pas d’ordre public et le contrat peut l’écarter. Le terme apparaît sur une seule des huit pages, celle de Hiscox, le silence des sept autres ne renseignant pas sur leurs contrats. Le remède tient en un inventaire valorisé des locaux, aménagements, matériel et stocks, que le simulateur de plafond de ce site aide à dimensionner.
Deux paramètres s’imposent ensuite à tous les contrats. Les délais d’indemnisation figurent à l’article L121-18 du Code des assurances, que cite la fiche Service-Public Entreprendre : une offre « dans un délai de 2 mois » lorsque le dossier « ne nécessite pas d’expertise », « jusqu’à 6 mois » si une expertise est nécessaire, et un versement « dans un délai de 21 jours ». Ces délais étant légaux, ils sont les mêmes quel que soit l’assureur et ne départagent pas deux propositions.
La franchise catastrophe naturelle demande une lecture plus fine. Selon les services de l’État, pour les biens à usage professionnel elle est égale à « 10 % du montant des dommages matériels directs non assurables », « sans pouvoir être inférieur à un minimum de 1140 € », porté à 3050 € pour les mouvements de terrain consécutifs à la sécheresse. La même source ajoute que « sera appliquée la franchise prévue par le contrat, si celle-ci est supérieure à ces montants » : le minimum réglementaire est commun, la franchise contractuelle se vérifie sur chaque devis. Le cadre d’ensemble est détaillé dans notre guide complet de l’assurance professionnelle 2026.
À retenir
- Le périmètre conditionne la lecture du tableau : huit pages vérifiées HTTP 200 le 2 octobre 2026, porteurs de risque et intermédiaires réunis, sans valeur de photographie du marché français.
- Les plafonds, les sous-limites et les franchises figurent dans les conditions générales et particulières et dans le document d’information sur le produit d’assurance. Ils se demandent garantie par garantie sur chaque devis.
- Cinq des huit pages relevées mettent un document contractuel ou précontractuel à disposition, ce qui donne accès aux plafonds avant même la demande de devis.
- Les conditions d’accès publiées par MAIF, Groupama, April et Hiscox constituent le premier filtre utile, avant toute comparaison de cotisation.
- La question à poser en priorité sur un devis porte sur les capitaux déclarés et sur l’application de la règle proportionnelle de l’article L121-5, que le contrat peut écarter par convention contraire.
Questions fréquentes
La multirisque professionnelle est-elle obligatoire en 2026 ?
Non en règle générale. Service-Public Entreprendre indique que « Souscrire une assurance professionnelle n’est pas toujours obligatoire. Tout dépend de la situation de la société et de l’activité exercée. » Une assurance est toutefois imposée à la société locataire d’un local, la fiche précisant que la société propriétaire de son local n’est pas soumise à cette obligation, « même si cela est fortement conseillé ». Certaines activités et professions réglementées sont par ailleurs soumises à une obligation d’assurance de responsabilité civile professionnelle, la fiche citant en exemple les avocats et les infirmiers, et la garantie décennale est exigée de certaines professions du bâtiment, comme le peintre en bâtiment. Coover indique sur sa page que cette décennale « fait l’objet d’un contrat distinct de la multirisque professionnelle ».
Quel assureur choisir pour une multirisque professionnelle ?
Aucun acteur ne peut être désigné sur la base des pages publiques : les huit pages vérifiées le 2 octobre 2026 ne publient pas de barème de plafonds ni de franchises garantie par garantie, ce qui rend tout classement non traçable. Trois filtres restent exploitables. L’éligibilité publiée d’abord, MAIF annonçant « Entreprises de 1 à 50 salariés », Groupama « moins de 20 salariés » avec des exclusions sectorielles nominatives, April « jusqu’à 1 000 000 € de CA » avec un local « jusqu’à 500 m2 », et une note de Hiscox « des locaux ≤ 75m² et un contenu déclaré ≤ 15 000 € » pour sa nouvelle offre. Le rattachement des garanties qui comptent pour votre activité ensuite, perte d’exploitation et responsabilité civile exploitation en premier. L’accès aux documents contractuels enfin, cinq des huit pages en proposant un. La grille de huit questions de cet article et le comparateur de ce site permettent de mener cette vérification devis par devis.
Pourquoi deux devis de multirisque professionnelle affichent-ils des montants très différents ?
Service-Public Entreprendre liste les informations demandées « afin d’évaluer les risques à couvrir » : l’activité de la société, son chiffre d’affaires, le nombre de salariés, les locaux ou équipements utilisés et les antécédents de sinistres éventuels. S’y ajoutent des paramètres contractuels qui déplacent la cotisation sans apparaître dans l’intitulé d’une garantie : les capitaux déclarés et la base de valeur retenue, la franchise, qui selon Coover « peut être en euros ou en pourcentage, plafonnée ou non », le plafond retenu garantie par garantie, l’indemnisation en valeur à neuf et son ancienneté maximale, et la période d’indemnisation de la perte d’exploitation. Deux cotisations se comparent uniquement à périmètre déclaré identique, et la question du montant est traitée dans notre page dédiée au coût d’une multirisque commerce.
Que se passe-t-il si les capitaux déclarés sont inférieurs à la valeur réelle des biens ?
L’indemnité est réduite dans la même proportion que la sous-déclaration, en application de l’article L121-5 du Code des assurances, et cette réduction s’applique même à un sinistre très inférieur au capital assuré. Le texte précise que l’assuré « supporte, en conséquence, une part proportionnelle du dommage, sauf convention contraire » : la règle n’est pas d’ordre public, et la bonne question à poser sur un devis consiste à savoir si elle est appliquée ou écartée. Dans le cas d’école publié par un cabinet d’experts d’assurés, un dommage de 30 000 € avec 50 000 € de capitaux déclarés sur 80 000 € de valeur réelle donne 18 750 € d’indemnité. Le remède tient en un inventaire valorisé des locaux, des aménagements, du matériel et des stocks, réactualisé à chaque évolution de l’activité.
Une multirisque professionnelle a-t-elle un intérêt sans local ?
Selon la page de Coover relevée le 2 octobre 2026, ce type de contrat « est particulièrement adapté aux activités qui disposent d’un local, de matériel ou d’un stock de marchandises ». Deux des huit pages prévoient explicitement l’activité sans local : April publie une formule « MODULO START : sans local (ou pièce dans habitation) et statut Micro Entrepreneur », et MAIF indique qu’« Il est tout à fait possible de souscrire uniquement à la protection de votre responsabilité civile », une couverture des locaux et des biens pouvant être ajoutée « Si votre situation évolue (acquisition, location de bureau, etc.) ». Sans local ni stock, la comparaison porte donc d’abord sur le périmètre de responsabilité civile et sur le matériel professionnel transporté.
Dans quel délai l’assureur doit-il indemniser un sinistre ?
Selon la fiche Service-Public Entreprendre vérifiée le 7 juillet 2026, qui renvoie à l’article L121-18 du Code des assurances, l’assureur doit présenter une offre d’indemnisation dans un délai de 2 mois lorsque le dossier ne nécessite pas d’expertise, ce délai pouvant aller jusqu’à 6 mois si une expertise est nécessaire, et le versement financier doit intervenir dans un délai de 21 jours. Ces délais étant légaux, ils sont les mêmes quel que soit l’assureur et ne départagent donc pas deux devis. Le déroulement de la gestion du sinistre est documenté de façon très inégale sur les huit pages relevées : celle de Hiscox en détaille les étapes ; celles d’AXA, Coover, Groupama et Matmut renvoient vers une déclaration, un suivi ou un interlocuteur, sans détailler le processus ; celles d’April, Generali et MAIF n’abordent pas le sujet.
Sources
- Service-Public Entreprendre, Assurances de la société : obligation d’assurance, contenu du devis, délais d’indemnisation de l’article L121-18, résiliation (fiche vérifiée le 7 juillet 2026)
- France Assureurs, Commerçants : assurance des pertes d’exploitation et de la valeur vénale du fonds de commerce
- Services de l’État en Indre-et-Loire, Les franchises catastrophe naturelle (article A.125-1 du Code des assurances)
- CEA Assurances, lexique : règle proportionnelle de capitaux, texte de l’article L121-5
- Radier & Associés, experts d’assurés : règle proportionnelle de capitaux, article L121-5 et exemple chiffré
- April, Multirisques professionnelles pour les commerçants, produit de APRIL Partenaires (page relevée le 2 octobre 2026)
- AXA, Nos contrats multirisque (page relevée le 2 octobre 2026)
- Coover, Assurance Multirisque Pro, courtier en assurances professionnelles (page relevée le 2 octobre 2026)
- Generali, Assurance Multirisque Professionnelle, contrat Multirisque 100 % Pro (page relevée le 2 octobre 2026)
- Groupama, Assurance multirisque professionnelle Accomplir (page relevée le 2 octobre 2026)
- Hiscox, Assurance Multirisque Professionnelle (page relevée le 2 octobre 2026)
- MAIF, Assurance multirisque entreprise avec salariés (page relevée le 2 octobre 2026)
- Matmut, Assurance Multirisques professionnelle, contrat Matmut Pro, tableau de garanties (page relevée le 2 octobre 2026)
- Matmut, Assurance Pertes d’exploitation, durée d’indemnisation (page relevée le 2 octobre 2026)
Pour aller plus loin sur votre situation : consultez le guide complet de votre métier ou comparez les acteurs du marché avec notre comparateur d’assurances professionnelles.


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